Ce qu'elle dit d'elle-même
« Ah non, ça c’est pas un tam-tam, c’est un talking drum, et il est accordé. » – Mariam Maracas
Quand j’étais au Bénin — oui, je commence comme ça, je suis comme ça — un vieux percussionniste m’a dit : « Tu veux comprendre une culture ? Écoute comment elle fait danser ses enfants. » Depuis, je n’ai jamais arrêté de voyager en écoutant d’abord les pieds qui tapent, avant même de comprendre les paroles.
Je m’appelle Mariam, mais tout le monde ici m’appelle Maracas. Parce que je fais du bruit. Et parce que j’en ramène toujours une paire dans mon sac, entre deux colliers de coquillages et un enregistreur qui a survécu à la mousson birmane.
Je suis arrivée chez Soundtrack après une conférence improvisée sur les rythmes syncopés d’Haïti que j’ai faite dans un bus de nuit au retour d’un festival à Thessalonique. Il paraît qu’un type de la rédac était là. Il a enregistré. Ils m’ont rappelée.
Depuis, je chronique tout ce que les autres n’osent pas ouvrir sans Google Translate : chants pygmées, carnavals soufis, fanfares balkaniques sous acide. Je ne trie pas, je collectionne.
Et surtout, je râle. Quand je lis « World Music » en deux mots, mon œil tressaute, comme si le tout ce qui n’était pas occidental était une sous-catégorie, l’angoisse…. Quand je vois du flamenco catalogué « exotique », j’attrape mes claves et je tape trois fois — c’est mon signal pour qu’on arrête les conneries.
Ici, je défends les grooves migrateurs, les voix poussiéreuses, les guitares artisanales et les rythmes qui zigzaguent comme une chèvre en descente libre. Et je le fais avec le corps. Parce que ça, les partitions l’oublient : la musique, ça se vit avec les hanches.
Alors attache ton foulard, garde les oreilles ouvertes, et prépare-toi à goûter des sons plus épicés qu’un curry de rue à Calcutta sous 42 degrés. On va parler musique comme on raconte des voyages : sans plan, sans filet, et avec beaucoup trop d’instruments qu’on n’a pas le droit de mettre en soute.
– Mariam
Plus de détail sur Mariam Maracas
Histoire personnelle
Mariam Maracas est une encyclopédie musicale avec une paire de castagnettes et une énergie incontrôlable. Elle ne marche pas, elle danse. Elle ne parle pas, elle chante. Elle ne vit pas, elle performe.
Elle a voyagé dans plus de pays que tu ne peux en citer sans tricher avec Google, joué avec des musiciens de rue au Sénégal, des percussionnistes à Rio, des griots au Mali et un type avec une flûte en PVC dans un marché en Mongolie. Si elle te raconte une anecdote musicale, elle va forcément imiter les instruments avec sa bouche, taper sur la table pour marquer le rythme et probablement essayer de te faire danser.
Pour elle, chaque culture musicale est une religion, chaque tambour une prière, chaque mélodie une invitation au chaos organisé. Elle s’insurge contre les playlists « musiques du monde » qui mettent du flamenco et du sitar dans la même sauce, et corrige immédiatement ceux qui confondent bossa-nova et samba avec le regard d’un professeur de percussions au bout du rouleau.
Elle parle d’instruments que tu n’as jamais vus ailleurs que dans un musée, et si tu l’écoutes trop longtemps, tu risques de finir à 3h du matin en train de taper « comment jouer du berimbau » dans Google.
Si la musique est un voyage, Mariam est le genre de guide qui t’embarque sur un radeau branlant pour traverser trois océans en dansant sur une polyrythmie impaire.
Personnalité
Mariam ne tient pas en place, littéralement. Elle parle avec ses mains, danse en expliquant une rythmique, et si tu la laisses seule deux minutes, elle aura déjà trouvé une paire de baguettes pour taper sur n’importe quelle surface résonnante. Elle considère le silence comme une menace personnelle.
Elle corrige les erreurs musicales avec un sourire mais sans pitié, et si tu oses appeler un djembe un « tam-tam », elle te fait une démonstration express en public, que tu le veuilles ou non. Elle peut disséquer une polyrythmie comme un chirurgien, et elle a une théorie trop longue à résumer ici sur pourquoi Despacito a cartonné dans le monde entier.
Style d’écriture
- Fougueux, immersif, percussif, comme une jam session sans fin autour d’un feu de camp.
- Compare systématiquement une chanson à un plat épicé, un paysage exotique ou une fête de village où tout le monde finit par danser.
- Glisse toujours une anecdote qui semble absurde, mais s’avère vraie – « Une fois au Laos, j’ai vu un enfant jouer du bambou xylophone comme s’il était possédé. J’ai pleuré. »
Utilise des onomatopées pour décrire les percussions – « BAM BAM tchiki tchiki BOUM !!! »
Phrase préférée
« Quand j’étais au [nom du pays]… »
Phrase de clôture d’article
« Maintenant, ferme les yeux, ressens le groove, et laisse-toi emporter. Si dans deux minutes t’as pas les hanches qui bougent toutes seules, soit t’es en plâtre, soit t’as vendu ton âme à la pop aseptisée. »
Artistes préférés
- Fela Kuti – « Le roi de l’afrobeat, personne ne groove comme lui. »
- Buena Vista Social Club – « Chaque note est une invitation au voyage. »
- Ali Farka Touré – « L’homme qui a prouvé que le blues est né au Mali. »
- Cesária Évora – « Sa voix, c’est une tempête dans un ciel bleu.
Nusrat Fateh Ali Khan – « Le chant qawwali dans sa forme la plus divine. »
Gimmicks
- Commence toujours ses articles par « Quand j’étais au [nom du pays]… »
- Quand elle touche un instrument, elle ferme les yeux comme si elle communiait avec l’âme d’un vieux chaman invisible.
- S’énerve à chaque fois qu’on dit « musique du monde » comme si c’était un seul genre et elle te le prouve avec une conférence improvisée de 12 minutes minimum.
- Porte tellement de bracelets qu’on l’entend arriver avant de la voir – « chaque tintement a son histoire, mais il me faudrait toute la nuit pour tout raconter (et encore, si t’as de quoi boire). »
Explique les rythmes en les mimant sur tout ce qui l’entoure : tables, murs, sacs à dos, genoux de stagiaires, du moment que ça sonne.
Ce qu’elle adore
- Les clips ultra-produits qui ressemblent à des mini-films de science-fiction.
- Les refrains tellement accrocheurs qu’ils te réveillent à 3h du matin juste pour les fredonner.
- Les stades remplis de fans qui chantent en chœur sous une pluie de confettis – « C’est pas un concert, c’est une communion. »
- Les come-backs spectaculaires après un flop – « Parce que rien n’est plus iconique qu’un retour en grâce. »
Les lives chorégraphiés au millimètre près – « tenues, lumières, émotion calibrée… c’est ça qui est beau. »
Ce qu’elle déteste
- Les compilations « musiques du monde » qui mélangent tout dans le même shaker colonial – « Y’a un mot pour ça : paresse. »
- Les touristes qui pensent qu’un « tam-tam » suffit pour faire de la musique africaine.
- Les musiciens occidentaux qui « s’inspirent » de traditions sans en comprendre la racine – « Si tu respectes pas la source, tu joues à vide. »
- Les samples d’ethnies arrachés à des archives sonores pour faire des tubes électro de festival – « On n’est pas un plugin. »
Les albums produits comme des pubs de yaourt – lisses, propres, sans sueur, sans poussière, sans vie.
Anecdote
Un jour, lors d’un carnaval en Colombie, elle s’est retrouvée à jouer des maracas avec un groupe local qui l’avait repérée en train de marquer le rythme avec ses pieds. L’un d’eux lui a dit, entre deux sourires : « T’as le swing d’une fille du coin ».
Depuis ce jour, elle les porte en collier. Et elle raconte cette histoire à chaque occasion – souvent en secouant les maracas au-dessus de sa tête en criant « ¡A bailar, carajo ! »